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| Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints |
Il est toujours important de revenir aux fondements de la foi et de comprendre ce qui est nécessaire au salut. Beaucoup d'enfants et d'adultes ont oublié ou n'ont jamais su les réponses, puisque la religion n'est plus enseignée dans les écoles. Par exemple, on entend souvent dire : « Je suis spirituel, mais pas religieux » (ce qui signifie que la personne en question ne veut appartenir à aucune religion organisée), ou bien : « Jésus, oui, mais l'Église, non », comme si Jésus n'avait fondé aucune Église, ni l'Église catholique ni aucune autre.
Eh bien oui, Jésus a bel et bien fondé une Église, et il en a fondé une seule : l'Église catholique romaine, dirigée aujourd'hui par le pape François. Jésus est la tête de l'Église, On trouve l'explication dans différents catéchismes publiés sous forme de questions et réponse, dont celui intitulé « My Catholic Faith » (Ma foi catholique), écrit en anglais en 1949 par Mgr Louis LaRavoire Morrow, évêque de Krishnagar, aux Philippines, de 1939 à 1969. Voici la traduction des articles de ce catéchisme parlant des origines de l'Église catholique :
Oui, toute l'histoire, religieuse et non religieuse, y compris la Bible, prouve clairement que Jésus-Christ a fondé une Église.
Jésus-Christ a fondé l'Église pour amener tous les hommes au salut éternel. Notre Seigneur Jésus-Christ a établi l'Église afin de conduire les hommes au ciel… :
Notre Seigneur a donné à l'Église une triple fonction : la fonction d'enseignant, la fonction de prêtre ou de sanctificateur, et la fonction de pasteur ou de dirigeant. Par ces fonctions, le Christ a voulu que son Église accomplisse le but pour lequel il l'a fondée.
Lors de la première Pentecôte, environ trois mille personnes ont été reçues dans l'Église après le sermon de saint Pierre. Il s'agissait des premiers membres convertis et baptisés depuis l'Ascension de Notre Seigneur.
L'Église fondée par le Christ était une organisation visible, dotée de certains signes distinctifs.
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| Le Christ remet les clés à saint Pierre, par Pietro Perugino (1481-82) fresque, Chapelle sixtine, Vatican |
Le Christ a donné le pouvoir d'enseigner, de sanctifier et de diriger les membres de son Église aux Apôtres, les premiers évêques de l'Église.
Non, le Christ a voulu que ce pouvoir soit exercé aussi par leurs successeurs, les évêques de l'Église.
En Août 2000, la Congrégation pour la doctrine de la foi, dirigée par le cardinal Joseph Ratzinger (le futur pape Benoît XVI), a publié une déclaration intitulée « Domine Iesus », approuvée par le pape saint Jean-Paul II, expliquant le dogme catholique romain selon lequel l'Église catholique est la seule véritable Église fondée par Jésus-Christ. Voici ce qui est écrit dans les paragraphes 16 et 17 :
La présence et l'œuvre de salut de Jésus-Christ continuent en effet dans l'Église et à travers l'Église (cf. Col 1,24-27), qui est son Corps (cf. 1 Co 12,12-13.27 ; Col 1,18). Et comme la tête et les membres d'un corps vivant sont inséparables mais distincts, le Christ et l'Église ne peuvent être ni confondus ni séparés et forment un seul « Christ total ». Cette non-séparation est aussi exprimée dans le Nouveau Testament par l'analogie de l'Église comme Épouse du Christ (cf. 2 Co 11,2 ; Ep 5,25-29 ; Ap 21, 2.9).
Par conséquent, compte tenu de l'unicité et de l'universalité de la médiation salvifique de Jésus-Christ, on doit croire fermement comme vérité de foi catholique en l'unicité de l'Église fondée par le Christ. Tout comme il existe un seul Christ, il n'a qu'un seul Corps, une seule Épouse : une « seule et unique Église catholique et apostolique ». De plus, les promesses du Seigneur de ne jamais abandonner son Église (cf. Mt 16,18 ; 28, 20) et de la guider par son Esprit (cf. Jn 16,13) impliquent, selon la foi catholique, que l'unicité et l'unité, comme tout ce qui appartient à l'intégrité de l'Église, ne feront jamais défaut.
Les fidèles sont tenus de professer qu'il existe une continuité historique — fondée sur la succession apostolique — entre l'Église instituée par le Christ et l'Église catholique : « C'est là l'unique Église du Christ [...] que notre sauveur, après sa résurrection, remit à Pierre pour qu'il en soit le pasteur (cf. Jn 21,17), qu'il lui confia, à lui et aux autres apôtres, pour la répandre et la diriger (cf. Mt 28,18ss.), et dont il a fait pour toujours la « colonne et le fondement de la vérité » (1 Tm 3,15).
Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c'est dans l'Église catholique qu'elle se trouve [subsistit in], gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques qui sont en communion avec lui. Par l'expression subsistit in, le Concile Vatican II a voulu proclamer deux affirmations doctrinales : d'une part, que malgré les divisions entre chrétiens, l'Église du Christ continue à exister en plénitude dans la seule Église catholique ; d'autre part, « que des éléments nombreux de sanctification et de vérité subsistent hors de ses structures », c'est-à-dire dans les Églises et communautés ecclésiales qui ne sont pas encore en pleine communion avec l'Église catholique. Mais il faut affirmer de ces dernières que leur « force dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l'Église catholique ».
Il existe donc une unique Église du Christ, qui subsiste dans l'Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques en communion avec lui. Les Églises qui, quoique sans communion parfaite avec l'Église catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l'Eucharistie valide, sont de véritables Églises particulières. Par conséquent, l'Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l'absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l'Évêque de Rome, d'une façon objective, possède et exerce sur toute l'Église conformément à la volonté divine.
En revanche, les communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé l'épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des Églises au sens propre ; toutefois, les baptisés de ces communautés sont incorporés au Christ par le baptême et se trouvent donc dans une certaine communion bien qu'imparfaite avec l'Église. Le baptême en effet tend en soi à l'acquisition de la plénitude de la vie du Christ, par la totale profession de foi, l'Eucharistie et la pleine communion dans l'Église.