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Entrons dans le sujet en citant «Justice et Ordre», un magnifique article écrit par notre cofondatrice, madame Gilberte Côté-Mercier:
«L'injustice? L'injustice est partout! Dans nos petites et grandes sociétés. Dans cette grande société qu'on appelle l'État, qui a pouvoir de vie et de mort sur les citoyens, l'injustice est souveraine… les travailleurs, qui rendent service aux autres, trouvent à peine de quoi vivre… et ont déjà perdu la vie de leur âme: leur LIBERTÉ… Désordre! Injustice! vis-à-vis d'hommes qui ont droit à la sécurité et à la liberté...
«Désordre. Injustice. C'est l'ordre lorsqu'un être est à la place où il remplit le mieux la fonction pour laquelle il est fait. Il y a justice lorsque les droits de Dieu et des hommes sont respectés. Les droits de Dieu sont respectés lorsque les êtres créés par Dieu sont maintenus à la place que Dieu leur a assignée et remplissent la fonction voulue par Dieu. C'est l'ordre. C'est la justice. Les droits des hommes sont respectés lorsque les hommes ont le pouvoir, la facilité d'exercer, à la place qu'ils doivent occuper par leurs talents et leur vertu, leur rôle de rendre hommage à Dieu et service à la société. C'est l'ordre. C'est la justice. Pas de justice sans ordre. L'injustice vient du désordre.»
En résumé: Quand y a-t-il justice? «Lorsque les droits de Dieu et des hommes sont respectés.» Quand y a-t-il de l’ordre? «Quand l’être humain est à la place où il remplit la fonction pour laquelle il est fait… la place qu'il doit occuper par ses talents…»
En conclusion: « Pas de justice sans ordre. – l'injustice vient du désordre. »
Gilberte Côté-Mercier
Si l'injustice vient du désordre, il faut savoir identifier ces désordres. Me J. Ernest Grégoire, avocat, professeur d’économie à l’Université Laval, ancien maire de la Ville de Québec et grand collaborateur de Vers Demain, écrivait: «Comment peut-il être question de Justice quand on soumet toute la vie économique au contrôle d'endetteurs professionnels?»
Cette soumission à des endetteurs professionnels, c’est ça le grand désordre. Que tout l’argent en circulation soit un argent-dette, c’est ça le désordre.
— Mais moi, je ne suis pas endetté!
Même vous, qui n’avez pas de dette personnelle, vous devez être soumis à l’argent-dette parce que c’est le seul argent en circulation: il n’y en a pas d’autre. Notre société a été bâtie avec de l’argent-dette, c’est ça le désordre.
— Mais, vous n’avez qu’à rembourser cette dette; et faites comme moi, cessez de vous endetter!
Savez-vous ce qui se passerait si l’on remboursait la dette? Il ne resterait plus un dollar, plus un sou en circulation, tout l’argent serait éliminé. Dans le système d’argent actuel, éliminer la dette signifierait éliminer tout l’argent en circulation, c’est ça le désordre.
— Mais, allez vers la croissance économique, créez des emplois, exportez plus!
Vous n’avez pas remarqué que c’est ce que font déjà toutes nos sociétés. Emplois, croissance économique et exportations ne changent pas le système d’argent-dette et c’est ça le grand désordre.
Chaque être humain a ses talents, ses aptitudes, ses goûts. Quand une personne travaille dans la spécialité qu’elle aime, elle est heureuse et sa production est bonne: c’est l’ordre. Nous venons de dire que l’ordre, c’est quand l’humain est à la place qu'il doit occuper selon ses talents.
Est-ce que la société actuelle, avec son argentdette, favorise le travail selon les talents? Certainement pas! Sauf quelques exceptions, dans des familles plus aisées. Mais pour la plupart des gens, le besoin de gagner de l’argent passe bien avant les goûts et les talents.
Pourquoi? C’est encore à cause du système d’argent-dette. Ma vie, mon mode de vie est entre les mains du système d’argent-dette; c’est le système d’argent-dette qui contrôle tout, qui domine tout, qui décide de mon mode de vie.
— Mais je ne veux pas d’un emploi nuisible ou inutile ou contre mes valeurs!
«Hé! Ce n’est pas à toi de décider», répond l’argentdette. «Tu vas travailler pour cette entreprise-là, c’est moi qui décide! Hum! Travailler selon tes goûts? Si tu le fais, tu auras une vie de misère.»
Combien de personnes, des gens que j’ai rencontrés, qui attendent leur retraite, leur pension, pour enfin travailler selon leur goût. Par exemple: cet ex-professionnel de la santé qui s’est acheté une fermette; et cet ancien contracteur de Montréal qui s’en va élever des moutons sur la Côte-Nord; et ce commerçant qui peut enfin ouvrir sa petite école de musique, etc. etc.
Pourquoi avoir attendu la retraite? Parce que le système d’argent-dette décide à notre place, c’est l’argent-dette qui m’impose un mode de vie.
Louis Even, fondateur de Vers Demain écrivait: «Un système économique humain doit permettre à chaque individu de faire lui-même ses propres plans de vie… il faut un revenu intégral... revenu et embauchage peuvent très bien être dissociés.»
L’injustice, le désordre, l’argent-dette seraient beaucoup plus facilement évités avec la réforme économique du Crédit Social, aussi appelée Démocratie Économique.
Lisez Vers Demain et faites-le lire autour de vous pour libérer toutes les sociétés de l’esclavage de l’argent-dette.
Lise Rodrigue-Fournier