Tertullien, le grand théologien des premiers siècles de l’Église, disait: la vérité ne demande qu’une chose, c’est de ne pas être condamnée sans d’abord avoir été entendue. C’est ce qui arrive aujourd’hui avec nos sociétés occidentales de plus en plus sécularisées: les gens abandonnent la foi catholique soit par ignorance, ou par préjugés, se faisant une image négative de la religion. Pour eux, la religion est quelque chose qui n’a aucune incidence sur leur vie, et selon eux, ils peuvent très bien s’en passer. Ils croient même que la religion est une source de haine et de divisions, alors que c’est précisément le christianisme qui a apporté la libération et la dignité de la personne qui, avant Jésus, était considérée comme la propriété de César, de l’État. Le christianisme prêche un message d’amour, de solidarité et de don de soi-même pour le prochain, alors que le monde actuel prêche l’individualisme, l’indifférence et le repli sur soi.
C’est le défi de la nouvelle évangélisation: ramener à la foi et à la pratique chrétienne des gens qui ont déjà été catholiques, mais qui ont abandonné la foi pour différentes raisons. Un moyen de ramener ces gens à la foi, c’est l’enseignement social de l’Église sur la justice, connu aussi sous le nom de «doctrine sociale de l’Église», que plusieurs ont appelé «le secret le mieux gardé de l’Église», précisément parce que c’est un trésor de sagesse qui reste plutôt méconnu. Les gens se posent la question, que ce soit sur la religion ou tout autre sujet: «Qu’est-ce que ça me rapporte à moi?» Les cœurs plus ouverts se soucient de la justice pour tous, mais même les cœurs les plus endurcis et égoïstes souhaitent au moins la justice pour eux-mêmes: le message de justice de l’Église peut donc rejoindre même ceux qui sont les plus allergiques à la religion, et une fois qu’ils auront découvert, la grâce de Dieu fera le reste.
Déjà en 1999, dans son exhortation apostolique sur l’Église en Amérique, le pape saint Jean-Paul II soulignait l’importance d’un compendium ou résumé de la doctrine sociale catholique, «qui montrerait le lien entre la doctrine sociale et la nouvelle évangélisation.» Cette doctrine sociale est faite de principes, et pour qu’elle «prenne chair», elle doit être accompagnée de propositions concrètes qui appliqueraient ces principes dans la vie sociale et économique. C’est ce que feraient les propositions du crédit social (ou démocratie économique), et c’est précisément pour cette raison que Louis Even, fondateur de Vers Demain, a choisi de les propager. Tous ceux qui ont pris la peine de les étudier n’ont pu que s’exclamer, comme Louis Even: «C’est une lumière sur mon chemin, il faut que tout le monde connaisse ça.»
Certains ne voudront pas étudier cette philosophie par préjugés, ayant entendu dire par certaines personnes que c’était une théorie économique farfelue, du communisme, ou une tentative de ressusciter un ancien parti politique. Mais tous ceux qui l’ont étudié savent que ce n’est pas du tout le cas. On peut même appliquer au crédit social la fameuse phrase de Tertullien: le crédit social ne demande qu’une chose, c’est de ne pas être condamné avant d’avoir été entendu, avant d’avoir été étudié. Nous vous encourageons donc à lire dans chaque numéro de Vers Demain les articles sur ce sujet.
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En parlant des saints, nous sommes
certains que tous nos lecteurs apprécieront l’ajout d’un calendrier 2017
dans les pages de ce numéro. Ce calendrier, que vous pouvez
accrocher dans votre foyer, rappelle que nous avons chaque jour des amis au
ciel qui intercèdent pour nous, des compagnons de route nous aidant durant
notre pèlerinage sur terre à arriver à bon port à la demeure éternelle.
Bonne étude… et bon apostolat!