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Voici ce que Benoît XVI déclarait à la fin de son homélie lors de son pèlerinage à Fatima, le 13 Mai 2010:
«Celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est achevée se tromperait. Revit ici ce dessein de Dieu qui interpelle l’humanité depuis ses origines: “Où est ton frère Abel? (…) La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi!” (Gn 4, 9). L’homme a pu déclencher un cycle de mort et de terreur, mais il ne réussit pas l’interrompre… Dans l’Écriture Sainte, il apparaît fréquemment que Dieu est à la recherche des justes pour sauver la cité des hommes et il en est de même ici, à Fatima, quand Notre Dame demande: “Voulez-vous vous offrir à Dieu pour prendre sur vous toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer, en réparation des péchés par lesquels il est offensé, et en intercession pour la conversion des pécheurs?”
«À la famille humaine prête à sacrifier ses
liens les plus saints sur l’autel de l’égoïsme mesquin de la nation, de la
race, de l’idéologie, du groupe, de l’individu, notre Mère bénie est venue
du Ciel pour mettre dans le cœur de ceux qui se recommandent à Elle, l’amour
de Dieu qui brûle dans le sien. À cette époque, ils n’étaient que trois;
leur exemple de vie s’est diffusé et multiplié en d’innombrables groupes sur
la surface de la terre, en particulier au passage des Vierges pèlerines, qui
se sont consacrés à la cause de la solidarité fraternelle. Puissent ces sept
années qui nous séparent du centenaire des Apparitions hâter le triomphe
annoncé du Cœur Immaculée de Marie à la gloire de la Très Sainte Trinité.»