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| Floribeth Mora Diaz raconte aux journalistes sa guérison par l'intercession de Jean-Paul II |
Les Papes Jean-Paul II (1920-2005) et Jean XXIII seront déclarés saints le 27 Avril 2014, deuxième dimanche de Pâques et fête de la Miséricorde divine. Cette fête, instituée par Jean-Paul II lors de la canonisation de sœur Faustina Kowalska, religieuse polonaise à qui Jésus avait révélé des messages sur Sa miséricorde infinie. Jean-Paul II est décédé le 2 Avril 2005, veille du dimanche de la miséricorde, et a été béatifié le 1er Mai 2011, aussi dimanche de la miséricorde. C'était la première fois qu'un Pape était élevé aux honneurs des autels par son successeur immédiat — dans ce cas-ci, Benoît XVI, qui pourrait fort bien être présent à la cérémonie de canonisation le 27 avril.
Un miracle – une guérison déclarée scientifiquement par les médecins – est requis pour la béatification, et un second miracle, qui doit avoir lieu après la béatification, est aussi requis pour la canonisation. Pour la béatification de Jean-Paul II, la guérison retenue était celle de sœur Marie Simon-Pierre Normand, petite sœur des Maternités catholiques d'Aix-en-Provence (France), souffrant de la maladie de Parkinson à un stade avancé — la même maladie dont Jean-Paul II avait souffert durant ses dernières années.
De façon exceptionnelle, le Pape peut déclarer saint sans miracle un bienheureux, et c'est ce que le Pape François a fait dans le cas de Jean XXIII. (Ce privilège est très rarement utilisé, puisque chacun des 428 saints déclarés sous le pontificat de Jean-Paul II ont nécessité un miracle.) Mais pour la canonisation de Jean-Paul II, un miracle a bel et bien été reconnu, et il est arrivé le 1er Mai 2011, le jour même de sa béatification, au Costa Rica, en Amérique centrale.
Le 5 Juillet 2013, le pape François, suite à
l'avis de la Congrégation pour les causes des saints, reconnaissait cette
guérison miraculeuse due à l'intercession du bienheureux Jean-Paul II. C'est
ce jour-là que la miraculée a pu enfin raconter elle-même sa guérison. Voici
le récit de ce miracle attribué à l'intercession de Jean-Paul II, tel que
rapporté par zenit.org :
Floribeth Mora Diaz, alors âgée de
47 ans, avait subi un ictus cérébral hémorragique et les médecins ne lui
avaient laissé aucun espoir. L’opération susceptible de refermer l’artère
devait se faire dans un endroit inaccessible de son cerveau, et les médecins
ne lui laissaient que quelques heures à vivre. Elle a supplié Jean-Paul II.
Mariée à Edwin Antonio Arce Abarca et mère de cinq enfants Floribeth Mora Díaz, vit dans la petite localité de Dulce Nombre de Jesús (Doux Nom de Jésus), à une trentaine de kilomètres de San José, la capitale. C’était une femme en bonne santé qui un jour, en avril 2011, a subitement ressenti un violent mal de tête. Transportée à l’hôpital de Cartago, on la transfert d’urgence à l’hôpital de la capitale San José.
Les examens révélèrent un anévrisme cérébral.
Elle vécut alors un calvaire, avec la détérioration des vaisseaux sanguins
du cerveau. Les médecins considéraient qu'il n'y avait plus pour elle aucun
espoir.
Mais la femme refusa de se résigner: "Si je suis perdue pour
les médecins, ce Pape me sauvera", dit-elle, en se souvenant du voyage de
Jean-Paul II dans son pays en Mars 1983. Elle se mit à le prier de la
guérir, avec notamment le prêtre de sa paroisse. Malgré son incapacité à
marcher, elle voulut participer à la procession en honneur du nouveau
bienheureux, le jour de sa béatification, le 1er Mai 2011.
Le 1er Mai 2011, à 2h du matin heure locale, au
Costa Rica commençait à la télévision le direct de la messe de béatification
du pape Wojtyła. Malgré les conditions dans lesquelles elle se trouvait,
Floribeth décide d’essayer de regarder la télévision de son lit, où elle se
trouvait pleine de douleurs et totalement immobilisée.
Comme elle
regardait la photographie du pape polonais dans un journal, le bienheureux
Jean Paul II a commencé à lui parler: «Lève-toi ! N'aie pas peur !», lui
dit-elle. «J'ai été surprise. J'ai continué à regarder le magazine. J'ai
dit: 'Oui, Seigneur', et je me suis levée.» Depuis son état de santé ne lui
a plus causé aucune inquiétude.
Elle revint à l'hôpital le lendemain, pour de nouveaux examens. Une surprise attendait les médecins: les symptômes de la maladie ne se voyaient plus! Le neurochirurgien qui l'avait soignée, le Dr Alejandro Vargas Roman, a déclaré que les traces de l'anévrisme avaient disparu, «sans aucune explication scientifique. C'est vraiment un miracle, je ne peux pas l'expliquer».
Floribeth Mora a évidement conservé le magazine
comme une relique et c'est avec une grande émotion qu'elle l'a présenté à la
presse. (Voir photo.)