Depuis toujours la piété chrétienne, spécialement pendant le Carême à travers
la pratique du chemin de Croix, s'est arrêtée sur chaque moment de la Passion,
comprenant que là se trouve le point culminant de la révélation de l'amour et
que là aussi se trouve la source de notre salut. (Jean-Paul II, lettre
apostolique sur le Rosaire, 22.) Ce désir d’épouser le dessein d’amour
rédempteur de son Père anime toute la vie de Jésus car sa passion rédemptrice
est la raison d’être de son Incarnation: «Père, sauve-moi de cette heure! Mais
c’est pour cela que je suis venu à cette heure» (Jn 12, 27). «La coupe que m’a
donnée le Père ne la boirai-je pas?»(Jn 18, 11). Et encore sur la croix avant
que «tout soit accompli» (Jn 19, 30), il dit: «J’ai soif» (Jn 19, 28).
(Catéchisme de l'Église catholique, n. 607.)