Quel est votre bien le plus précieux? Votre âme!

Melvin Sickler Fondateurs/Historique

Le 13 juillet 1917, à Fatima,au Portugal, la Vierge Marie a montré l’enfer aux petits pastoureaux, et elle leur dit: «Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion de mon Coeur Immaculé.»

Un jour, alors que j’enseignais le catéchisme à un élève, je lui posai la question: «Quel est ton bien, ta possession la plus précieuse?» Bien sûr, l’élève ne sut quoi répondre, car il pourrait exister des milliers de réponses différentes à cette question. Mais je précisai que je ne voulais qu’une seule réponse bien précise.

Je reformulai donc la question: «Qu’est-ce qui durera pour toujours?» La réponse devint alors évidente. Bien sûr: ton âme!

Aujourd’hui, très peu de personnes comprennent pleinement l’importance de leur âme. Elles vivent seulement pour les plaisirs passagers du moment et pour tout ce que le monde a à offrir. Mais elles pensent peu à la vie éternelle, à cette vie qui ne finira jamais. Certains s’attachent tellement à cette vie que, s’ils pouvaient rester ici pour toujours, ils ne se soucieraient nullement du Royaume de Dieu. Ils sont fiers d’accumuler des richesses terrestres qui ne leur serviront plus à rien lorsqu’ils mourront. Ils vivent uniquement pour l’instant présent, s’abandonnant à tous les plaisirs imaginables. Quelle folie! Lorsqu’ils mourront, ils auront l’amère réalisation de l’inutilité et du néant de ce qu’ils ont tant aimé.

Tous doivent mourir

Personne ne peut nier qu’un jour il devra mourir. Mais ensuite, que se passera-t-il?

L’Église a toujours enseigné qu’au moment de la mort, l’âme quittera le corps et, accompagnée de son ange gardien, se présentera devant le tribunal de Dieu pour être jugée. Il sera alors décidé si l’âme ira à la félicité éternelle du ciel, aux feux purificateurs du purgatoire, ou aux tourments éternels de l’enfer.

Le purgatoire, tel que nous le comprenons, n’est qu’un lieu temporaire de purification — pour une semaine, quarante ans ou même des siècles, selon l’état de l’âme au moment de la mort. Mais les destinées du ciel et de l’enfer sont éternelles. Méditons donc sur ces deux destinées éternelles.

La réalité de l’enfer

Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge Marie montra l’enfer aux trois petits bergers. Lucie, l’une des voyantes, écrivit plus tard:

«Notre-Dame ouvrit de nouveau ses mains, comme elle l’avait fait les deux mois précédents. Les rayons de lumière semblèrent pénétrer la terre, et nous vîmes comme une mer de feu. Plongés dans ce feu se trouvaient des démons et des âmes sous forme humaine, semblables à des braises transparentes et brûlantes, toutes noircies, flottant dans la conflagration, tantôt élevées dans l’air par les flammes qui sortaient d’elles-mêmes avec de grands nuages de fumée, tantôt retombant de tous côtés comme des étincelles dans d’immenses incendies, sans poids ni équilibre, au milieu de cris et de gémissements de douleur et de désespoir qui nous horrifiaient et nous faisaient trembler de peur…»

Sainte Françoise Romaine, qui vécut entre 1384 et 1440, eut plusieurs visions de l’enfer qu’elle décrivit dans ses écrits. En voici quelques extraits:

Les paresseux

«Les âmes des paresseux sont placées sur une fournaise. Les flammes les couvrent entièrement. Elles tiennent la tête penchée dans leurs mains, les bras croisés. Le siège sur lequel elles sont assises est une pierre carrée, creusée de rainures comme une colonne cannelée, remplies de charbons ardents, et la pierre elle-même est en feu… Les charbons qui remplissent ces rainures les brûlent. Des crochets, manipulés par les bourreaux, les déchirent et les mettent en pièces.»

Les haineux et les envieux

«Les haineux et les envieux sont assis au milieu des flammes, dans la partie inférieure de l’abîme. Les démons les déchirent avec des peignes de fer enflammé.»

Les usuriers

«Les usuriers sont sur une table de feu sur laquelle ils sont cloués, les mains posées le long du corps. Ils ne sont pas disposés en forme de croix. Sur leur tête est placée une couronne de feu. Les démons ont des fourneaux contenant de l’or et de l’argent en ébullition. Ils versent ces métaux terriblement brûlants dans la bouche des damnés et percent anxieusement un trou dans la poitrine, au-dessus du cœur. Dans ce trou, ils versent l’or et l’argent liquéfiés en disant à leurs victimes: “Ô âmes misérables! Souvenez-vous de votre vie passée!”»

Les orgueilleux

«Le châtiment général des orgueilleux est le suivant: dans leur prison se dresse un gigantesque lion de fer enflammé. Dans sa gorge sont plantés des rasoirs aiguisés, rougeoyants de feu. Sur ses flancs se meuvent des serpents et des grenouilles, des démons sous l’aspect d’animaux répugnants. «À l’arrière de ce lion se trouvent, comme à l’avant, des rasoirs brûlants.

«Les démons chargés de cette tâche jettent les orgueilleux en l’air. Ainsi ils retombent dans la gueule du monstre de fer sur les rasoirs. Les malheureux sont coupés et divisés au point de sembler morts. Ensuite, ils passent dans l’estomac du lion et se retrouvent plongés dans une multitude d’animaux hideux, sales et venimeux. Ils semblent anéantis, mais ne tardent pas à revivre et à reprendre de nouvelles forces, car les malheureux ne peuvent pas mourir…»

Les sodomites

«Les malheureux qui se sont laissés entraîner dans ces crimes, et qui causèrent la perte de Sodome et Gomorrhe, vivent dans la partie la plus profonde et la plus terrible de l’abîme éternel. Ils endurent des châtiments effroyables.

«Là, les démons sont armés de longs bâtons enflammés avec lesquels ils les empalent et les transpercent. Ils les percent de part en part jusqu’à ce que la pointe de leurs instruments de feu ressorte par la bouche.

«Leurs bourreaux tiennent aussi dans leurs mains des crochets de fer rouge avec lesquels ils les déchirent de la tête aux pieds. Parfois, pour les faire souffrir davantage, ils saisissent l’extrémité qui sort de leur gorge, l’arrachent complètement, puis recommencent à la faire passer à travers leurs entrailles. Les âmes qui subissent ces terribles tortures ne les voient jamais s’arrêter ni diminuer un seul instant. »

L’autre face de la médaille

Oh! heureux serons-nous si nous supportons avec patience, sur la terre, les épreuves de la vie présente. Les détresses des circonstances, les peurs, les infirmités corporelles, les persécutions et les croix de toutes sortes prendront un jour fin; et, si nous sommes sauvés, elles deviendront pour nous des sujets de joie et de gloire au paradis.

Au cours des siècles, de nombreux auteurs spirituels ont, pour ainsi dire, imaginé ce que doit être le Royaume des Cieux. Dans les écrits de saint Alphonse de Liguori, dans son livre intitulé La Passion et la Mort de Jésus-Christ, on lit ce qui suit à propos de son idée du ciel:

«Des beautés comme celles du paradis, l’œil n’en a jamais vues; des harmonies comme celles du paradis, l’oreille n’en a jamais entendues; et jamais le cœur humain n’a pu comprendre les joies que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Belle est la vue d’un paysage orné de collines, de plaines, de forêts et de panoramas marins. Belle est la vue d’un jardin abondant en fruits, en fleurs et en fontaines. Oh ! comme le paradis est beau!

«Pour comprendre combien grandes sont les joies du paradis, il suffit de savoir que dans ce royaume bienheureux réside un Dieu tout-puissant, dont le soin est de rendre heureuses les âmes qu’il aime. Saint Bernard a affirmé que le paradis est un lieu où “il n’y a rien que tu ne veuilles, et tout ce que tu veux”.

«Au paradis, il n’y aura plus de persécutions, plus de jalousies, car tous s’aimeront sincèrement les uns les autres, et chacun se réjouira du bien de l’autre comme s’il était le sien. Plus d’infirmités corporelles, plus de douleurs, car le corps ne sera plus soumis à la souffrance ; plus de pauvreté, car chacun sera pleinement riche, n’ayant plus rien à désirer. Plus de craintes, car l’âme, confirmée dans la grâce, ne pourra plus pécher ni perdre ce bien suprême qu’elle possède.

«Là, la vue sera comblée en contemplant cette cité si belle et ses habitants vêtus d’habits royaux, car ils sont tous rois du royaume éternel… L’odorat sera comblé par les parfums du paradis. L’ouïe sera comblée par les harmonies du ciel et les cantiques des bienheureux, qui chanteront tous, avec une douceur ravissante, les louanges divines pour toute l’éternité.»

La question ultime

Il est bon de méditer sur l’éternité, sachant que nous devons tous mourir, tôt ou tard. Mais combien y pensent réellement?

De nombreux saints ont affirmé qu’il n’y a rien de plus important que notre salut éternel; le salut est notre unique affaire. Tout, sur la terre, passe et disparaît; même notre corps doit mourir un jour, mais l’éternité ne finira jamais.

Alors se pose la question ultime: «Comment passerez-vous votre “pour toujours”, sachant qu’une seconde chance ne vous sera pas donnée?»

Melvin Sickler
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