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La première réunion de ce comité eut lieu le 22 Septembre 1960. Elle fut suivie de 16 autres. Le Comité consulta un grand nombre d’économistes, de professeurs, de banquiers, d’hommes d’affaires, de savants. Il publia le résultat de ses recherches dans un livre intitulé Money, A Christian View : Une vue chrétienne de l’argent.
A la page 42 de ce livre on trouve les conclusions suivantes :
Le Comité insiste donc, et avec preuves à l’appui, sur l’obligation de changer le système financier. Il ne dit pas quelle technique employer. Mais de toutes les propositions qui ont pu être faites jusqu’ici pour un changement, seul le Crédit Social en offre de nature à atteindre de façon directe les buts d’un système financier fidèle à sa fonction propre dans l’économie. Ces buts :
Établir un système souple en accord constant avec les réalités de la production et de la consommation ;
Faire de l’argent un facteur déterminé et non plus un facteur déterminant des activités économiques ;
Financer toute production possible répondant aux besoins de la population, selon la hiérarchie de leur urgence ;
Maintenir le pouvoir d’achat au niveau de la production offerte en face des besoins normaux de la population ; et, pour permettre à chaque personne d’exercer son droit fondamental à une part de biens matériels, dans un monde où cela ne peut s’obtenir sans argent, assurer à chaque individu un revenu attaché à sa personne et non pas uniquement à son emploi.
Ce dernier point d’un dividende à chaque citoyen a été traité mille fois dans le journal Vers Demain et le sera encore. Pour remédier aux maux causés par un système financier faux, l’option créditiste n’est-elle pas infiniment supérieure aux offres du socialisme ou du communisme ?
L’application des propositions du Crédit Social ne serait-elle pas le moyen par excellence de réaliser le plan de Dieu dans la création des richesses de la terre, plan rappelé de plus en plus par nos grands Papes, de Léon XIII à François ?
Oui, il faut changer le système financier, si l’on ne veut pas que continuent
des privations imméritées, que des pauvres continuent de mourir de faim et
que la mise sous clé de l’abondance devant la perpétuation de tant de
souffrances attire sur nos pays les vengeances du Ciel.